| ![]() | |||||||||||||||||||||||||||||||||
Au moment de la transmission de l’entreprise, deux catégories de fiscalité existent. La première catégorie aura un impact direct sur la fiscalité personnelle du chef d’entreprise et regroupe :
- L’impôt sur les plus-values professionnelles qui s’élève à 27% (taux d’imposition réel). Il est calculé à partir de la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition ;
- l'ISF.
La deuxième catégorie fiscale concerne les droits de mutation qui dépendront de la forme juridique de l’entreprise. Ces droits sont à la charge de l’entreprise. Plusieurs schémas d’optimisation sont possibles, qui dépendront des circonstances. D’une part, la méthode la plus simple consiste à transformer son entreprise quelques années avant l’année de cession envisagée en une forme juridique où Les droits de mutation sont bas (par exemple : transformer une SARL en SAS). Ca sera aussi l’occasion de profiter de la « souplesse juridique » propre à la SAS. Par ailleurs, l’arsenal juridique s’est enrichi ces dernières années de nombreuses mesures destinées à favoriser la transmission des entreprises. Ainsi, l’article 29 de la loi de finance rectificative pour 2005 a instauré deux nouvelles modalités d’imposition des gains nets de cession :
- la première consiste en un dispositif général d’abattement en fonction de la durée de détention (CGI, article 150-0 D bis) :
"La mesure prévue par l’article 150-0 D bis du Code Général des Impôts vise à appliquer au gain net de cession un abattement d’un tiers par année de détention dès la fin de la sixième année, conduisant à une exonération totale de la plus-value réalisée après la fin de la huitième année. Etant donné la durée le calcul de la durée de détention, les premiers abattements s’appliqueront à compter de 2012.
Toutefois, il convient de noter que, conformément à l’article 150-0 A du Code Général des Impôts, les cessions ne sont pas imposables lorsque leur montant n’excède pas 20.000 €.
Sont principalement concernées : les cessions à titre onéreux d’actions ou de parts sociales dans le cadre de la gestion privée d’un portefeuille de titres. La société doit être passible de l’impôt sur les sociétés et exercer une activité « opérationnelle ». Plusieurs obligations déclaratives existent à la charge du cédant."
- la seconde prévoit un dispositif spécifique pour les dirigeants de PME partant à la retraite (CGI art 150-0 D ter).
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||